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Bureau des Compagnies

Actualités

Le BdC a re-ouvert ses portes le lundis de 09h à 18h

Nous continuons notre collaboration avec Artist’s Rights en accueillant les permanences juridiques un lundi sur deux. Inscription dès 18h30 pour le soir même.
Adhésion à l’association nécessaire, cotisation de 20.-.

Artos
26-27.10.20 + 02-03.11.20 / 18h15-21h15
Formation de sensibilisation à la gestion de projet culturel d’Artos

Le Bureau des Compagnies en deux mots


Travailler dans un théâtre, c’est essayer d’avoir une double attention ; l’une dirigée vers le public, l’autre vers les artistes. Pour le public, on tente de rendre les oeuvres accessibles et le théâtre convivial, de soigner l’accueil. Pour les artistes, on essaie de les accompagner au mieux pour créer les spectacles. Mais la création ne commence pas au moment où le spectacle est programmé et que les artistes débutent les répétitions. Les projets naissent bien avant ça et se construisent souvent sur plusieurs années.

Parce qu’avant d’être en salle pour répéter et jouer un spectacle, il faut d’abord écrire un dossier de présentation, réunir une équipe, trouver des co-productrices, des pré-achats, des lieux de résidence, établir des contrats avec son équipe et ses partenaires, rédiger un budget, un plan de financement, constituer une association, s’affilier aux assurances sociales, faire réviser ses comptes, tenir sa comptabilité, déposer des demandes de soutien, réviser ses budgets, établir des plannings et les mettre à jour, trouver des lieux où répéter, fabriquer des décors, des costumes, des accessoires, établir une fiche technique, un plan de feu… C’est ce qu’on appelle le travail de production et d’administration. Et quand on fait ça tout seul, dans sa cuisine, ça peut être compliqué.

Le Bureau des Compagnies a été imaginé par envie de répondre à cette réalité pour laquelle il semblait exister un chaînon manquant dans le soutien à la création artistique. Proposer aux artistes un lieu de travail dédié – sans avoir besoin de se ruiner en cafés ou location de bureau – tout en disposant d’interlocutrices pour poser des questions, réfléchir à plusieurs, confronter ses idées, exprimer ses doutes. Et quoi de mieux qu’un théâtre pour accueillir une telle plateforme ? Car nous avons la chance de posséder ce qui manque aux compagnies, collectifs et autres structures d’artistes indépendantes : un espace de travail (un foyer, des bureaux) et une équipe salariée et professionnelle.

En octobre 2018, on décide de se lancer. Un peu désemparées au début. Qu’est-ce qu’on doit préparer ? Pas grand chose, car l’équipe est là, le lieu aussi. Alors on fait passer le mot : tous les lundis, de 9h à 18h, le Grütli est ouvert à tout le monde et quelqu’un sera là pour vous accueillir et répondre à vos questions. On avait l’impression qu’on proposait quelque chose d’important mais sans savoir si les compagnies répondraient présentes. Peu de modèles existaient pour nous tracer la voie. L’expérience nous a confortées dans notre première impression. Pendant cette première année et demi, environ 500 personnes sont venues ; la moitié pour profiter des espaces de travail, seules ou en groupe et l’autre moitié pour poser des questions et s’informer auprès de l’équipe du théâtre.

De manière générale, nous réalisons que le travail que nécessite le montage d’un projet est souvent déconsidéré. Ce qui le rend d’autant plus difficile. Peu de formations dans la gestion de projets culturels existent dans le domaine des Arts vivants. En outre, le travail est souvent dévalorisé socialement – c’est le travail « inintéressant » – et économiquement – la quasi totalité des soutiens à la création interviennent au moment du début des répétitions, faisant disparaître toutes les ressources nécessaires en amont.

Compliqué de mettre à l’honneur un travail non rémunéré, peu valorisant et pour lequel personne n’est formé. Les conditions matérielles dans lesquelles est créée une oeuvre ont une répercussion directe sur celle-ci. Le travail de production et d’administration, c’est justement réfléchir à ces conditions matérielles. De jouer avec le cadre donné, d’essayer de le tordre pour qu’il s’adapte le plus possible à la création artistique – et non pas l’inverse. Soutenir le travail de production, c’est garantir une diversité artistique plus grande car chaque projet qui peut trouver son organisation et ses outils de travail spécifiques mettra autant de chances de son côté pour faire émerger sa singularité.

Simon Hildebrand

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