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Le BIM! Journal Bimestriel du Grütli

Télécharger le BIM! n°6 ENCORE !
Télécharger le bimestriel n°5 RESISTE
Télécharger le bimestriel n°4 Idnicaetur de peromrfnaces
Télécharger le bimestriel n°3 Bien, mal, pas fait
Télécharger le bimestriel n°2 L’Inutile
Télécharger le bimestriel n°1 Sauvage


Le 1er juillet dernier, nous avons entamé notre second mandat à la tête du Grütli – Centre de production et de diffusion des Arts vivants. 3 ans déjà, le temps passe si vite… 3 ans interrompus par une pandémie, mais aussi 3 ans remplis d’émotions, de belles découvertes, de remises en questions, de doutes et d’enthousiasmes.

Et si on faisait un peu le point à la manière de bilan ? L’occasion de vous parler de notre vision et de nos envies, de regarder
en arrière mais surtout de se projeter vers le futur – un futur incertain, mouvant et instable mais aussi super excitant
et porteur d’espoir.

Dès le début, nous avons refusé d’affirmer une ligne artistique ; parce qu’une ligne, ça contraint, ça enferme, nous préférons
dire que nous faisons des cercles plutôt que des lignes. Notre mission au Grütli est « le soutien à la création locale et
régionale ». Cette création est variée, mouvante, elle ne peut pas être réduite à une ligne.


Bien évidemment, nous avons des goûts et une sensibilité artistique, mais il nous plaît à dire qu’au Grütli, nous ne sommes
pas chez nous. Nous programmons toujours des projets qui parlent d’aujourd’hui. Parfois, c’est la manière de produire ou de créer qui nous interpelle, qui nous semble essentielle d’expérimenter. Parfois, c’est la recherche qui sort de l’ordinaire.
Mais à chaque fois, il faut quelque chose qui se questionne, qui ne va pas de soi.

Au Grütli, il n’y a pas que du théâtre au sens strict. Ici, on aime le texte, mais aussi la performance, mais aussi la danse ; nous avons remplacé le mot « théâtre » par « Arts vivants », parce que nous aimons le vivant et pour ne pas nous empêcher de montrer de la performance ou de la danse.

Notre démarche est celle de slow production. Nous offrons les meilleures conditions possibles pour les créations, pour prendre le temps d’accompagner les artistes comme il se doit ; cela veut dire faire moins, produire moins, mieux peut être. Mais lorsque l’on produit moins, comment trouver les moyens pour vivre ?

Il faut absolument soutenir la recherche artistique, c’est une évidence qui nous est apparue très tôt, avant même le premier
confinement. Très bientôt, grâce aux fonds de la Confédération dévolus aux projets dits « de transformation », nous aurons la possibilité d’accompagner ces recherches. Nous proposons désormais des résidences que nous appelons « improductives », c’est-à-dire sans obligation de production in fine, car la recherche, la résidence ou encore l’espace d’expérimentation, ne doivent pas être contraintes par une logique de production.
Cela ne veut pas dire « ne rien faire », cela veut plutôt dire « je suis libre ».

Une résidence, c’est l’occasion d’aller plus loin dans la réflexion et permet une certaine forme de travail, de mise en relation, d’approfondissement de la démarche ; pour faire un pas de côté, pour permettre un temps de digression et de ressourcement, juste chercher, essayer et se laisser du temps, tout en étant payées pour ça.

Nous pensons Le Grütli comme un lieu qui rassemble des compétences à partager, celles de l’équipe, pour toutes les
artistes, toutes disciplines confondues. Pour cela, nous avons initié Le Bureau des Compagnies. Chaque lundi, dans le
foyer du deuxième étage, sans rendez vous ni carte de membre, nous offrons un espace de travail, d’informations, de conseils et d’accompagnement. Le Bureau des Compagnies est donc
un espace de militance qui, grâce aux permanences du lundi et aux diverses rencontres ou ateliers proposés, permet aux artistes de se professionnaliser et de connaitre mieux leurs droits et
devoirs en matière d’aides financières et de structuration. Dans les prochaines années, le BdC est voué à grandir et à s’épanouir encore plus, puisque plus de rencontres et d’ateliers seront proposés, ce qui permettra de rendre cette maison encore plus vivante et occupée, d’en faire la maison des artistes et actrices
culturelles, la maison des gens qui font de l’art.

Ouvrir cette maison, c’était aussi notre volonté quand nous avons lancé en septembre 2020 notre politique tarifaire à prix libre. Nous nous en étions expliquées dans le BIM ! n°1 SAUVAGE et même si très peu de gens ont pu en profiter depuis septembre dernier (sic !), nous y tenons fermement, car nous sommes persuadées que cette idée, peut-être un peu farfelue pour certaines, fait son chemin ; elle nous amène en tout cas une forme de liberté et de partage avec le public que nous aimons et souhaitons pour ce lieu.

Il y aurait mille choses encore à dire sur ce qui se passe entre ces murs et ce qui s’y passera… le renforcement de la diffusion
pour aider à faire connaître hors de Genève le travail des artistes programmées ; les projets de La Terrasse qui mue cette année en un cabinet d’artistes ; le maintient du féminin générique dans toute la communication – qui se veut sans discrimination et inclut les femmes, les hommes et toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans cette division binaire des genres – parce que nous estimons que c’est toujours aussi important et essentiel, et qu’en détournant la règle grammaticale du français, cela amène un peu d’humour et met en relief l’énorme travail qu’il reste encore à faire en la matière ; plus de rencontres thématiques aussi, les tables rondes (initiées pendant GO GO GO 2021), pour alimenter les réflexions, ouvrir des possibles, faire découvrir des autrices, des cinéastes, des essayistes… bref, ces 3 prochaines années seront touffues, riches et denses.

Enfin (et surtout), il y a les spectacles programmés, ceux de septembre et octobre sont détaillés dans les pages de ce BIM ! n°6. Vous ne trouverez pas d’annonce de saison… car notre saison n’est pas terminée ! Avec les reports de spectacles, nous avons décidé de finir la saison Grütopie à la fin de l’année 2021.
La saison 2022 débutera en janvier avec la 3e édition des journées GO GO GO. On vous dévoile tout à la fin de l’année.

Un premier mandat bousculé, oui, une période qui n’a été et n’est facile pour personne, mais nous sommes confiantes dans le fait que nous allons réussir à passer ce cap toutes ensemble. Pour ces 3 prochaines années, nous vous souhaitons de pouvoir revenir au Grütli pour découvrir de formidables artistes d’ici et d’ailleurs.

Car ce sont les artistes surtout qui paient le plus lourd tribut et nous espérons pouvoir reprendre le cours des saisons afin de continuer à leur mettre à disposition les magnifiques espaces dont nous disposons, de pouvoir les accompagner de la meilleure des manières et d’avoir toujours autant de plaisir à assister à la naissance d’un projet. Les artistes méritent de travailler sereinement et vous méritez de les rencontrer.

Car oui, vous serez toujours toutes les bienvenues au Grütli, sans discrimination aucune et jamais, nous l’affirmons haut et fort, vous n’aurez à prouver que vous avez le droit d’être là. Et jamais, soyez-en certaines, nous ne vous demanderons de montrer patte blanche pour entrer dans les salles.

C’est donc reparti pour un tour.
Nous, on dit encore ! Et vous ?

Barbara Giongo & Nataly Sugnaux Hernandez


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