fbpx

octobre

ma 19

Pas d'événements

me 20

Pas d'événements

ve 22

Pas d'événements

sa 23

Pas d'événements

di 24

Pas d'événements

lu 25

Pas d'événements
lu
ma
me
je
ve
sa
di
27
28
29
30
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Le Grütli 46°12’4’’ nord 6°8’30’’ est

Séverine Skierski – à propos de PALIMPSEST

Centre : Point où s’applique la résultante de certaines forces
et autour duquel s’effectuent certains mouvements.


La Maison des arts du Grütli s’élève devant toi. Encadrée par plusieurs rues et la place où tu te trouves, elle présente des accès multiples et indépendants.
Elle se compose d’un corps central flanqué de deux ailes. Une multitude de portes et de fenêtres percent sa façade en molasse, d’un vert changeant. Les aiguilles rouges d’une horloge tournent sur une de ses faces.
De part et d’autre du perron qui mène au bâtiment central, deux étonnantes issues de secours en verre miroir plongent vers le sous-sol.
Des lucarnes sur le toit ouvrent sur le ciel. Deux salles de spectacle, des salles de cinéma, plusieurs structures culturelles, des ateliers, une bibliothèque musicale, des studios de répétitions, des bureaux et un café cohabitent au Grütli, dans la tradition du lieu où une école de dessin, une école industrielle, deux écoles primaires étaient précédemment installées.


Sous l’aile gauche du bâtiment, dans le sous-sol, une femme se tient debout sur la scène du théâtre, appelée « Salle du Bas ». Elle est grande et gracile, jambes et pieds nus, ses longs cheveux encadrent son visage doux.
Elle est immobile, les mains rassemblées en sphère devant son visage.
Ses épaules montent, ses coudes collés l’un contre l’autre s’écartent en V. Elle pose la sphère au sommet de son crâne, plonge la tête entre ses bras. Ses mains s’ouvrent, paumes vers le ciel, elle écarte les doigts, un instant on dirait les bois d’un cerf.
Ses mains se referment en éventail devant son visage, son buste se déporte en arrière. Une jambe s’allonge dans la même direction, cherche l’appui. Transfert de poids, la femme plonge la tête entre ses bras croisés, ses cheveux tombent comme un rideau.
Une main, à l’arrière se cale sur la hanche, le coude pointe, l’autre bras fuse vers le bas en diagonale. Le buste lentement s’étire entre ces deux pôles. Profonde révérence.