fbpx

janvier

me 19

Pas d'événements

je 20

Pas d'événements

ve 21

Pas d'événements

sa 22

Pas d'événements

di 23

Pas d'événements

ma 25

Pas d'événements
lu
ma
me
je
ve
sa
di
27
28
29
30
31
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
1
2
3
4
5
6

Ouhlala !

Jeudi 9 décembre dernier, nous avons annoncé la saison 2022, une saison annuelle désormais, qui court de janvier à décembre. Ce fut un exercice que nous n’avions pas fait depuis longtemps et, au fond, un moment important que nous avons voulu un peu comme un rituel, manière de nous reconnecter avec vous et les artistes.

La programmation se construit d’abord sur des rencontres, avec des projets, avec des artistes et avec des thématiques que ces artistes souhaitent traiter dans leurs spectacles ; des sujets d’aujourd’hui, des écritures contemporaines, qui interrogent le monde dans lequel nous vivons, les manières d’être en scène, le rapport avec le public. Des artistes qui cherchent et expérimentent sans cesse empruntant au théâtre, à la danse, à l’art visuel, dans un joyeux mélange des genres et des pratiques.

Des spectacles souvent politiques et engagés de par les sujets abordés dans les propositions ; parce que la scène reste un lieu privilégié pour dire le monde, le remettre en question et secouer les certitudes. Une saison ce sont des spectacles mais pas que… et il y en aura des choses à découvrir cette année au Grütli ! Tous les événements, rencontres, lectures, podcasts, résidences vous seront présentés tous les deux mois via cette publication et notre newsletter. Les spectacles de janvier et février ainsi que le temps fort GO GO GO qui ouvre l’année sont décrits en détails dans les pages qui suivent.

Pour la suite de la saison, voici un petit inventaire à la Prévert des spectacles que vous pourrez découvrir à partir de
mars 2022…

Hammaturgia, contraction de deux mots, hammam et dramaturgie, soit d’un espace physique et d’un espace de pensée, est présenté par La Societat Doctor Alonso et mêle danse, théâtre, peinture et travaille à la relation que nous entretenons, nous spectatrices, avec les oeuvres d’art que nous côtoyons et regardons. La Societat Doctor Alonso aime explorer la notion de transformation de l’espace lorsque des corps différents s’y trouvent simultanément. Car c’est là, pour eux, que se cache un grand champ d’action, plein d’humour, de paradoxes et de beauté.

Presque 2 ans après Quasi Niente, Daria Deflorian & Antonio Tagliarini reviennent au Grütli avec Reality. L’histoire d’une femme de Cracovie qui a noté, toute sa vie durant, les moindres actions de son quotidien.
Des centaines de cahiers retrouvés à sa mort, Deflorian & Tagliarini créent un spectacle d’une finesse absolue, croisant les faits réels et inventés, pour tenter de reconstruire une réalité (parmi mille autres possibles) vécue par cette femme, à la fois anonyme et unique, spéciale et banale.

La Serveuse est une première création menée par Marie van Berchem et Vanessa Ferreira Vicente. Marie travaille au bar du Grütli depuis de nombreuses années, mais elle est aussi artiste. Dans la vie.
Qu’est-ce que ce statut de serveuse projette sur elle, comment modifie-t-il ses interactions avec les gens, la manière dont on la perçoit et la considère ? Être serveuse lui donne un autre rôle, un autre elle, que ce soit en tant que femme ou en tant qu’artiste, un statut social différent.

Esperanza López et Txubio Fernández de Jauregui, comédiennes venant du pays basque espagnol, seront ici en mars avec ¿Hay alguien ahí? une pièce sur ce qui nous habite. Sur le temps que nous traversons.
Sur les questions qui nous survolent. Sur l’usure des mots et de l’action. Sur la recherche de l’opportunité et de l’énergie perdue. Un voyage intérieur, une maquette d’humanité. La possibilité de créer des ruines et de vivre parmi elles.

Avec Montrer les dents, Fanny Brunet et Olivia Csky Trnka fouilleront dans les relations toxiques qui nous lient
à des pervers narcissiques. Des relations que nous connaissons toutes, dont nous n’arrivons pas à nous défaire et dans lesquelles nous nous enfermons souvent.
Décortiquant nos rapports aux réseaux sociaux, l’addiction qu’ils provoquent et la violence induite par la dictature
du paraître, Fanny Brunet plonge au plus profond d’elle-même, affronte ses propres démons et ouvre de nouveaux
imaginaires.

Tierras del Sud est une performancedocumentaire proposée par Laida Azkona et Txalo Tolosa ; suivant les traces d’une multinationale qui a racheté les terres des Mapuche, peuple autochtone de Patagonie, les deux artistes mêlent récits glanés lors de leur recherche, mouvements et art plastique pour dire le combat de ce peuple contre le grand capital et leur lutte pour retrouver leur place sur la terre à laquelle ils appartiennent.

Du grand capital, il en sera aussi question dans Ultraficción de la compagnie El Conde de Torrefiel ; en interrogeant
notre rapport à la réalité (et donc à la fiction), à l’heure des fake-news, le spectacle interroge le monde ultra-fictif que le grand capital a créé et que nous prenons pour la réalité, réussissant ainsi à nous faire avaler, à grand renfort de slogans publicitaires, l’histoire à laquelle il veut que nous croyons.
El Conde de Torrefiel propose une ode à l’imagination, c’est-à-dire à la création de ses propres images, en se rappelant que la réalité est une fiction, que tout peut changer et que tout peut être créé.

Alexandra Bachzetsis, danseuse et chorégraphe zurichoise, sera là en juin avec 2021 : Obscene, un spectacle qui explore l’ambiguïté créée par le frottement de ces deux termes. La scène est une machine à manipuler, elle convoque souvent la séduction, met en jeu parfois l’attraction et les jeux d’identité sexuelle. Les corps en scène, eux, offerts aux regards tels des objets de consommation soumis à la convoitise, peuvent devenir des lieux d’aliénation et de limitation de l’être humain. L’obscénité, si elle apparaît sur scène, ou le subversif, s’il surgit, est intrinsèque à l’art de la performance et inséparable des personnes qui le regardent.

Garde-robe de Kayije Kagame, est un projet en deux volets, à la fois scénique et cinématographique ; dans le solo interprété par Kayije Kagame elle-même, elle donnera corps et voix à une sélection de vêtements et d’accessoires appartenant à trois mystérieux protagonistes.
Puis le film, un moyen métrage à découvrir aux Cinémas du Grütli, tracera dans la continuité les indices révélés sur scène et nous découvrirons ces vêtements, ces accessoires et ces protagonistes dans leur environnement réel.

Le Kick Ball Change est un pas de rock’n’roll acrobatique, discipline que Kyian Koshoie et Charlotte Dumartheray
ont exercée ensemble lors de leur adolescence et qui a entrainé leur rencontre. Associant ce matériel chorégraphique spécifique et la convocation des fantômes de leur jeunesse, elles évoquent l’univers spécifique de cette discipline, leur amitié, le temps qui passe, ce qui dure et ce qui cesse, et leur rapport à la passion. Conjuguant leurs deux parcours artistiques, danse et théâtre, elles créent une oeuvre hybride, mêlant humour et profondeur, célébrant ainsi l’amitié et la force des rencontres, aussi inattendues soient-elles. Et le Kick Ball Change, ce
pas répétitif du monde du rock acrobatique, telle une boucle dans laquelle on s’enferme, devient métaphore dansée
des relations humaines.

Qu’ont fait ces hommes dont nous lisons les noms dans nos rues pour mériter que leur mémoire soit honorée par
un boulevard, une avenue, une place ? Cédric Djedje a vécu plusieurs mois à Berlin dans le quartier de Wedding,
quartier dit « africain » où vingt-cinq noms de rue se rapportant au passé colonial allemand, lui rendant par là même hommage à l’endroit même où vivent, en somme, les descendants des peuples colonisés.
Entre histoire dite « grande » et sentiments personnels vécus par le créateur – lui-même afro-descendant –
lors de son enquête, Vielleicht fera sans doute écho chez les spectatrices à l’heure de traverser la place ou
le carrefour si souvent empruntés au sortir de chez soi.

C’est avec le danseur et chorégraphe Tidiani N’Diaye que nous finirons l’année ; au Mali, sur les décharges, des enfants, des femmes, des vieux, des jeunes travaillent pour gagner quelques sous et cela crée de nombreux problèmes de santé. La matière plastique est partout, elle a tout infiltré, nos paysages et nos corps, partout dans le monde.
Sans chercher à émettre de jugement ou à nier les enjeux politiques de la situation, Tidiani N’Diaye montre ce que
provoque sur et en nous la cohabitation avec cette matière. Mer Plastique est la création d’un univers chorégraphique dans un monde devenu plastique lui-même.

C’est avec enthousiasme et ferveur que nous vous attendons en 2022 au Grütli pour partager avec vous et les artistes tous ces moments de créations ; parce que plus que jamais, nous avons toutes besoin de nous retrouver, réunies devant des oeuvres d’art inédites, pour affronter ensemble les temps inconnus qui nous attendent.