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Résider, chercher, travailler.

En juin dernier, Le Grütli a obtenu un financement exceptionnel du canton pour imaginer ce qui a été appelé « des projets de transformation » ; cette aide concerne des projets qui, à cause de la situation sanitaire, permettent aux artistes et aux lieux de penser autrement leurs activités. Ce qui nous a sauté aux yeux (et comme nous l’avons maintes fois écrit dans nos différents BIM !), c’est la précarité encore plus forte que les artistes ont affrontée pendant toute la période, et ça continue, et ça n’est pas terminé.

Nous avons donc imaginé un dispositif nous permettant d’organiser des résidences de travail ; il s’agit de donner aux artistes un espace, de l’aide technique et surtout un salaire pour le temps de cette résidence. Résidences de travail, de conception ou même résidences improductives, ces moments ont pour but d’offrir un temps suspendu pendant lequel les artistes ne sont pas forcément productives,
mais peuvent réfléchir, imaginer ou concrétiser un projet futur.

Entre novembre dernier et août prochain, ce ne sont pas moins de 7 artistes qui bénéficieront de ces résidences, certaines dans un but précis, d’autres pour avoir de l’espace physique et mental, tout simplement.
Une collaboration avec la galerie Halle Nord permet également de profiter de l’espace pendant l’été, alors que le
Grütli sera en partie en travaux ou fermé et donc inapte à recevoir des personnes.


Trickster-p – Eutopia

Combinant performance, installation et game design, ce projet remet en question les anciens modèles biologiques, écologiques et anthropologiques pour transformer le théâtre en un immense plateau de jeu autour duquel les spectateurs sont invités à une expérience participative dont les résultats, toujours différents, sont le fruit de leurs contributions individuelles.
Lors de leur séjour d’une semaine au Grütli, Trickster-p a pu essayer de mettre en oeuvre leur concept avec un public-test qui participait au jeu, interrogeait les conceptrices, donnait des retours ; ceci en préparation des « représentations » publiques qui débuteront au LAC de Lugano en mars prochain.


Adina Secretan – Une Bonne Histoire

Au début des années 2000, les entreprises privées Nestlé et Securitas orchestrent ensemble une mise en scène, qui cible les milieux associatifs et activistes de Suisse. Plusieurs jeunes femmes sont payées 30 francs de l’heure, pour se créer des rôles de composition, et se faire passer pour des activistes. Une Bonne Histoire revient sur cette affaire aux multiples ramifications, en laissant entièrement la parole aux personnes concernées de près.
Une occasion de ramener ce « spectacle » , monté en secret par deux entreprises privées, dans le lieu d’où il n’aurait peut-être jamais dû s’échapper : au théâtre.
Lors de sa résidence au Grütli, Adina Secretan décortique et retranscrit les nombreuses heures d’interviews et d’enregistrements, pour en faire la matière textuelle du spectacle qui sera montré à l’Arsenic – Centre d’arts scéniques contemporains, en mai 2022.


Sahar Suliman

C’est une résidence improductive qui a tenté cette récente diplômée en mise en scène de la Manufacture ; Sahar cherche, explore sans cesse, initie des collaborations qui vont du cinéma au théâtre, de l’écriture à l’art plastique. L’image et le lien, sous toutes leurs formes, sont toujours au centre de sa recherche. Au Grütli, elle fera des essais lumières, puis des essais son, elle filmera des performeuses en vue d’un montage, bref, de l’expérimentation à l’état pur pour alimenter un travail en devenir.


Catol Teixeira – Pesquisa pura

Fraîchement diplômée en danse à la Manufacture, Catol Teixeira investira la Galerie Halle Nord en juillet prochain ; deux semaines dans l’espace où elle y dansera, explorera la dureté du sol, la transparence des vitrines, s’exposera aux regards des passantes. Halle Nord s’improvisera studio de danse, en vue peut-être d’un nouveau projet, ou peut-être pas. Une pesquisa pura, une recherche pure en somme.


Jérémy Chevalier

Artiste plasticien et performer genevois, c’est en juillet à Halle Nord que Jérémy Chevalier pourra déployer sa résidence improductive.
Technicien foutraque, bricoleur génial, Jérémy Chevalier envahira Halle Nord avec ses objets, ses installations et travaillera certainement à une future performance, et probablement en complicité avec d’autres artistes. À mi chemin entre la performance et la conférence scientifique, l’artiste se mettra en vitrine et aura le temps et l’espace pour essayer, tenter, faire et défaire.


Marion Zurbach – Giselle Horror (tire provisoire)

Marion, danseuse classique, partage sa connaissance du geste avec Maël Boumlil, qui n’a jamais dansé professionnellement.
Leur recherche s’articulera autour du geste du ballet classique, codifié, porteur d’archétypes et de valeurs. Ensemble, elles entreprennent de le transformer en demandant à Manon, artiste gothique, de les aider, par le biais du « body horror ». En se penchant en particulier sur la figure de Giselle, héroïne du ballet romantique, elles croiseront les narrations du corps de Giselle avec celui de Maël.
Marion Zurbach organisera des rencontres avec des artistes de la scène Genevoise autour des questions d’exclusion et d’élitisme dans le monde de l’art.


Sébastien Grosset – Paysages impossibles

Il y a bientôt 3 ans, Sébastien Grosset créait à l’Arsenic Paysages impossibles, interprété par Camille Mermet et Joëlle Fontannaz. De part et d’autre d’un plateau nu, les actrices interprétaient un texte comme on interpréterait une pièce musicale, entrecroisant descriptions de lieux réels et sensations personnelles. Leurs discours entrecroisés tantôt se complètent tantôt se contredisent, de sorte que chaque spectatrice construit mentalement des espaces imaginaires qu’aucune scénographie ne pourra jamais représenter.
Les aléas de la vie et du calendrier ont fait que cette performance n’a pas pu être montrée au Grütli ; lors de cette résidence, Sébastien Grosset et son équipe transformeront la performance en objet sonore, en podcast, qui sera ensuite diffusé sur notre site et d’autres plateformes dédiées.