3–7.9.25

SIX / SIX – Solo 5 & 6

solo 5 : PUPPY-PLAY – solo 6 : HAPAX ou LA COMPARUTION IMMÉDIATE

Nina Negri & Dylan Poletti
Mathilde Morel & Kenza Zourdani
Dans le cadre de La Bâtie – Festival de Genève

  • Scène du Bas

Des rencontres, celles de six jeunes interprètes avec six chorégraphes ou metteurs et metteuses en scène confirmées.

Six soli qui explorent chacun un dialogue possible entre générations tout en traversant diverses disciplines. Le projet stimulant place l’art de l’interprétation au cœur même du processus, favorisant partage et singularité artistique.

PUPPY-PLAY – Nina Negri & Dylan Poletti
PUPPY-PLAY est une performance d’agility dans laquelle Dylan Poletti est prêt à tout pour incarner le désir de sa metteure en scène, Nina Negri, quitte à devenir son chien. Par amour du jeu, jusqu’où peut-on diriger et se laisser diriger ? Jusqu’où peut-on consentir ? Y a-t-il des limites, glissantes peut-être ? Et peut-on les dépasser, voire les renverser ? 

Ensemble, Dylan et Nina parcourent différentes temporalités de la violence, en jouant et déjouant les mécanismes de pouvoir et de domination propres à la relation metteur·e en scène/comédien·ne à l’ère de #MeToo et du déferlement de témoignages d’abus dans le spectacle vivant. 

HAPAX ou LA COMPARUTION IMMÉDIATEMathilde Morel & Kenza Zourdani
Une comparution immédiate : procédure pénale expéditive inventée en France pour emprisonner les vagabonds. Pratiquée pour punir en une journée sans passer par la case maison. Justice-urgence, justice vengeance. Pression de présenter les papiers d’identité qu’on a pas sur soi, une adresse fixe, un parcours bien re-traçable. Pression de plaider coupable et surtout : culpabilité.
Ici la comparution immédiate est comme dans un cauchemar. Le procureur tait les chefs d’accusation. Cela retourne la prévenue contre elle-même, l’oblige à examiner sa « conscience ».
La prévenue M.K lutte avec ses armes. Elle déménage dans le langage. Creuse la tombe de son nom. Embrasse l’ambivalence. Ses mots sont des incantations. Des danses mystérieuses. De vieux pruneaux. Une musique. Une maison.
« Domiciliée nulle part. Sans adresse. J’habite cette salle noire. De théâtre bande de racistes. »  

Hapax : mot qui n’est prononcé qu’une fois et dont on ne peut donc pas connaître la définition.

Il est vrai qu'au désert on avait moins besoin de compagnie qu'ailleurs, peut-être parce qu'on y vivait dans un contact constant et presque physique avec le ciel, qui paraissait toujours occuper toute la place.
Romain Gary, Les Racines du Ciel

PUPPY-PLAY
Dylan Poletti jeu et co-écriture
Nina Negri mise en scène et écriture
Isam del Carmen Abad Montalvo chorégraphie
Chaïm Vischel création plastique
Marion Stoufflet dramaturgie
Nounoute & Boris Boublil création son
Charlotte Roche-Meredith création lumières
Agathe Hazard-Raboud regard extérieur
Charline Curtelin assistanat

HAPAX ou LA COMPARUTION IMMÉDIATE
Mathilde Morel et Kenza Zourdani écriture
Kenza Zourdani jeu
Mathilde Morel mise en scène
Clara Urio musique
Yumi Ikeda Ferreti costume
Christophe Jaquet, Mélina Martin, Samuel Pajand regards extérieurs
Adriane Breznay (dramaturgie), Eva Baliner Poggi (aspect juridique) remerciements

Barbara Schlittler, L’Association de Circonstances production

La Bâtie Festival de Genève, Les Scènes du Grütli coproduction

Fondation Anne-Marie Schindler, Fonds Mécénat SIG, Commune de Plan-les-Ouates soutiens

La presse en parle

mer 3.9 21:00
jeu 4.9 19:00
ven 5.9 21:00
sam 6.9 17:00
dim 7.9 16:00
C'est l'image d'une partie de la tente d'un cirque. Donc un lourd rideau un peu ouvert rouge et blanc et des pots qui soutiennent la structure. C'est pas vraiment l'entrée du cirque, mais plutôt une partie de la tente qui se souleve.